dimanche 29 mars 2020

Covid-19 - Sinon tout cela sera vain

Nous nous élevons, nous nous unissons contre un ennemi commun, le covid-19. Nous parlons de bataille pour la vie, de solidarité, contre cet envahisseur microscopique. Nous usons et abusons de dénominations qui pourtant sont tellement antinomiques de nos pratiques. C’est parce que nous sommes touchés ou pourrions l’être par le décès d’un proche, que nous voyons nos libertés restreintes, que tout à coup, nous redécouvrons des valeurs de respect, d’hymne à la vie. Mais tout cela n’est que champ lexical temporaire, la pandémie passée, il est fort probable, que nous oubliions ces vertus humanistes. La bataille sera gagnée mais la guerre est déjà perdue ou en passe de l’être. Notre suffisance est trop forte. Nos mots frôlent l’indécence car notre espèce, dans son mode occidental, est arrogante, incapable de remettre en cause ses propres tares. La guerre à mener est bien celle contre nos propres actions et notre propre dégénérescence.

La majeure partie des virus ou bactéries à l'origine des épidémies et pandémies (SRAS, H1N1, Covid-19...) a été véhiculée par des zoonoses issues de nos pratiques d’élevage, de commercialisation d’espèces sauvages, de nos pratiques de chasse (1). Nous parlons de guerre pour la vie, en nous repaissant de la chair animale, qui plus est d’animaux entassés et meurtris dans des conditions que nul humain ne devrait accepter. La vie que nous défendons est celle qui nous ressemble, c’est une défense sélective, égocentrée. Et même celle des humains reste conditionnelle, dès lors qu’il s’agit de défendre notre carré de propriété. Nos yeux sont aveugles aux migrants qui se noient dans la Méditerranée ou qui sont entassés aux portes de l’Europe. Eux aussi, crient : vie ! Nous sommes indifférents au sort des Roms, que l’on caricature aisément sans même nous interroger sur les persécutions qu’ils vivent en Europe de l’Est. Et encore plus indifférents aux espèces qui s’éteignent face à notre prédation et notre occupation.

Nous ne remettrons pas plus en cause les marchés d’animaux. La Chine vient elle-même de préconiser l’utilisation de bile d’ours pour traiter ce coronavirus (2). La France, elle vient d’envoyer deux mille cochons en Chine pour ré-alimenter le marché asiatique (3). Qu’importe les souffrances, les échanges, les risques… Nos oeillères demeurent.

Nous ne remettrons pas en cause notre consommation de produits animaux, ne serait-ce un instant que par compassion, parce que “l’autre” avec son regard a peut-être juste envie de vivre… et de ne pas finir en exhausteur de notre assiette. Le plaisir passe toujours et passera toujours avant l’intérêt même de la vie.

Nous ne remettrons même pas en cause le confinement de ces millions d’animaux de cirques, de zoos, de laboratoires ou d’élevages, car notre hymne à la liberté s’arrête une fois de plus aux frontières de notre égo et de nos plaisirs futiles. Le confinement nous le vivons dans nos tripes pas dans celle des autres. Nous en sommes incapables.

Nous ne remettrons pas en cause notre manière de consommer, notre manière d’agir. Le réchauffement climatique ne fera qu’aggraver notre déchéance, mais comme des enfants inconscients, nous continuerons à voter pour les mêmes politiques qui prônent l’immobilisme ou le vernissage de façade. Le permafrost fond inexorablement, au risque de libérer un puissant gaz à effet de serre, le méthane et des virus oubliés dans les entrailles de la Terre. Mais nous continuerons parce que nous et ceux que nous avons élus n’ont aucune vision sur le long terme et que nous avons peur du changement, nous avons peur de perdre.

Nous ne remettrons pas en cause notre système économique, les bourses s’effondrent, les actionnaires profiteront du rebond sur le dos des travailleurs. Le gouvernement cassera le code du travail, les hôpitaux et leur personnel paieront et paient déjà le prix de l’immobilisme. Nous avons bâti une société du hors-sol, qui est tétanisée dès lors qu’il s’agit de revenir aux racines, à l’essentiel. Le hors-sol rassure, il permet de se déconnecter de notre véritable nature, de garder cette illusion d’un homme autoproclamé “roi de la création” (4).

Alors arrêtons de parler de “vie” ou de guerre, dès lors qu’il ne s’agit que d’une bataille pour sauver nos intérêts. Oui, elle est belle cette solidarité avec les personnels soignants qui sont au front pour combattre ce terrible virus. Mais elle est aussi très hypocrite, si nous ne changeons rien au plus profond de notre manière d’être, si nous ne modifions pas radicalement notre rapport à l’autre qu’il soit humain, animal ou végétal.

Le virus le plus dangereux est l’homme et son hôte est la Terre elle-même. La véritable guerre à mener est celle contre notre propre modèle de civilisation. L’homme doit devenir enfin… humain. Sinon tout cela sera vain.

Franck Schrafstetter - 27 mars 2020.
Cercle Morel




https://www.cercle-morel.fr/2020/03/covid-19-sinon-tout-cela-sera-vain.html?fbclid=IwAR2K4oGROoyigSfOxjFXPcDj_vio-9fmRVm_fceM7IcGHlzMbPO8Ar-v-SU

(1) https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-renards-une-arme-efficace-contre-la-maladie-de-lyme_115320?fbclid=IwAR3rcO3dzsMInagonTfieLNGJBP6vHTTA2roqQGEMQR3FALIiUZpS47-Hek

(2) https://www.nationalgeographic.fr/animaux/2020/03/la-chine-preconise-la-bile-dours-pour-lutter-contre-le-coronavirus?fbclid=IwAR1b0YiEtOSr2j1ZBnBmfh1qrmAtnZJldaRPxRVz-k2Jl6PseAUyA7FtgO8

(3) https://www.la-croix.com/Economie/France/Le-cochon-francais-prend-envol-Chine-2020-03-12-1201083638?fbclid=IwAR14CVDxuF1mMc3qHcxCpNWtCTgVRPuSmEOI5FTpHVg7f1wtMyb4oO2bXtQ

(4) http://www.tribunal-animal.com/consciences/passees/monod-theodore/?fbclid=IwAR3WCS1mJJpfJ_xjBY8_42MfVba-jghG-Jzg6hwdJPQp2uf2viYk51ajPJc

lundi 7 octobre 2019

Maltraitances à La Réunion

Afin que cessent les multiples cas de mauvais traitements sur les animaux à La Réunion, la ministre des Outre-Mer ainsi que le préfet doivent intervenir. Nous pouvons ensemble leur écrire.




Le ministère n'ayant pas prévu la possibilité pour le public de le contacter par mail, nous vous demandons SVP d'envoyer une lettre par voie postale à :

Ministère des Outre-Mer
Madame la Ministre Annick Girardin
27 Rue Oudinot
75007 Paris

Pour la préfecture, il est possible d'utiliser le formulaire de contact : http://www.reunion.gouv.fr/par-service-r16.html

Important : en aucune façon, nous visons à stigmatiser les résidents de ce département ou à faire une généralité. La violence existe partout dans le monde. Notre démarche est exclusivement à vocation altruiste. Nous vous prions alors de bien vouloir rester courtois dans votre courrier.

Si vous le voulez, vous pouvez vous inspirer de notre lettre :

A l'attention de Madame Annick Girardin, Ministre des Outre-Mer et à l'attention de Monsieur Jacques Billant, Préfet de La Réunion

Madame la Ministre,
Monsieur le Préfet,

Par la présente, je souhaite retenir tout votre intérêt à l'égard de la maltraitance animale qui sévit à La Réunion.
En effet, depuis très longtemps, force est de constater que d'innombrables actes de cruauté ont lieu particulièrement sur cette île. A juste titre, ils sont systématiquement dénoncés, mais malheureusement vainement, par les associations protectrices des animaux.

De fait, vous ne pouvez ignorer ces cas, hélas les plus répandus, que je me permets ici de vous rappeler brièvement :

- utilisations d'animaux (chiens, chats) comme appâts vivants pour la pêche aux requins.

- déchets rejetés dans la mer par des pêcheurs et des éleveurs, attirant les requins vers les plages et impliquant les attaques sur les surfeurs.

- commerces illégaux de chair de requins sur des marchés locaux.

- errances massives de chats et de chiens, entraînant de nombreuses euthanasies.

- élevages et abattoirs clandestins, sans contrôles vétérinaires ni sanitaires.

- maltraitances sur chiens, chats, cabris (retrouvés mutilés ou brûlés).

- animaux percutés volontairement par des automobilistes.

- rituels religieux illégaux de sacrifices d'animaux.

Ces agissements, aussi horribles que répréhensibles, sont visibles par les résidents et les touristes. Ils sont rapportés régulièrement dans les médias réunionnais et ceux de la métropole.

Je suis atterré de constater que ces exactions perdurent, de surcroît à la connaissance de tous, dans un des départements de la France et à une époque où le statut de l'animal, sa souffrance, ses droits suscitent de plus en plus d’intérêt, de compassion et de changements des consciences.

Pour ces raisons, je vous demande de prendre des mesures rapides d'information, de prévention, de rappels à la loi à destination du public et des corps de métier concernés, ainsi que de mettre en oeuvre des inspections, des enquêtes et les poursuites judiciaires à destination des contrevenants afin d'enrayer toutes ces violences commises sur les animaux.

A titre indicatif, je vous transmets le contact de l'association réunionnaise Stop Zoocide qui est à votre disposition : associationstopzoocide@gmail.com

Très cordialement,

(nom,prénom)

lundi 23 septembre 2019

Pas d'animaux dans les parcs d'attractions !

Les animaux n'ont évidemment rien à faire dans des parcs. Détenus dans des enclos exigus, ces animaux (parfois "dressés"...) sont exposés à un bruit continuel et aux passages incessants de milliers de visiteurs. Aucune tranquillité n’est permise aux captifs de ces lieux publics agités.

Nous vous proposons de signer cette pétition et de la diffuser autour de vous : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/animaux-parcs-attractions/71600

Aussi nous vous recommandons de NE PAS VISITER ces parcs d'attractions tant qu'ils continueront d'exploiter les animaux :

Ange Michel (50)

Animaparc (31)

Center Parcs (2, 27, 41, 57, 86)

Cigoland (67)

Jardin d'acclimatation (75)

La Récré des trois curés (29)

Le Fleury (59)

Le Pal (03)

Marineland (06)

Mer de Sable (60)

Nigloland (10)

Ok Corral (13)

Parc Astérix (60)

Parc de l’Auxois (21)

Parc des Combes (71)

Parc du Petit Prince (68)

Parc Saint Paul (60)

Puy du Fou (85)

Terra Botanica (49)

Thoiry ZooSafari (78)

Touroparc (71)

Villages Nature Paris (77)

Walibi Rhône-Alpes (38)

Walibi Sud-Ouest (47)

Z'animoland (47)

(Cette liste ne prétend pas être exhaustive)




 

mardi 13 août 2019

Rassemblement contre la corrida à Bilbao le 24 août

Nous serons aux côtés de nos ami-e-s du Collectif anti-taurin animaliste de Biscaye, samedi 24 août 2019 pour une manifestation.
C'est à 17 heures, place Ametzola (près des arènes de Vista Alegre) dans le centre de Bilbao. 
La tortura no es cultura !
Evènement Facebook : https://www.facebook.com/events/917278698609535/

 


jeudi 30 mai 2019

Restauration végétale à Rome, Lisbonne, Barcelone


Être végane signifie ne pas consommer de produits d’origine animale. La cuisine végétale se développe dans de nombreux pays européens. On retrouve beaucoup de plats véganes au Portugal, en Espagne ou encore en Italie par exemple.
Voici quelques idées de restaurants que des ami-e-s ont testés et nous suggèrent, afin de goûter différents types de cuisine végétale lors des vacances. 
Car protéger, épargner les animaux c'est également et surtout ne pas les manger. N'hésitez pas à nous envoyer vos recommandations de restos cruelty free, nous les publierons.

Cité absolument magnifique, réputée pour ses innombrables et exceptionnels monuments historiques, on y trouve notamment l'une des sept merveilles du monde avec le Colisée. La ville est  reconnue pareillement pour sa gastronomie, en particulier ses légendaires pizzas qui existent dans moult versions.

- So What ?!?
Un restaurant disposant d’une grande palette de plats véganes. Parmi les favoris de la clientèle, le houmous ainsi que les gnocchis au pesto. Nous vous recommandons aussi la crêpe au chocolat qui est accompagnée d’une crème fouettée en version végétale. La décoration vous séduira, et différents groupes viennent jouer de la musique.
Adresse : Via Ettore Giovenale, 56, Rome.




 
- Ops!
Cet établissement possède un buffet de qualité et vous payez votre assiette au point. On retrouve toutes les spécialités italiennes. Les lasagnes véganes sont à tomber ! En plus, l’équipe est hyper professionnelle.
Adresse : Via Bergamo, 56, Rome.


 


Ville aujourd’hui fréquentée par de nombreux touristes francophones. Les raisons de son succès sont compréhensibles : bien-être, plages, beau temps. La gastronomie y occupe aussi une place essentielle et la cuisine végane est très présente depuis une dizaine d’années.
- Ao 26 - Vegan Food Project
Le meilleur rapport qualité prix de la capitale pour manger végane. Deux plats du jour sont proposés à 7,5 euros quotidiennement. Vous pouvez ajouter la soupe du jour, délicieuse, pour un total de 9 euros. Grand choix sur la carte. Le burger végane est top class, composé de seitan. Il est conseillé de réserver car l'établissement est prisé.
Adresse: Rua Vitor Cordon 26, Lisbonne.




 
- Foodprintz
Restaurant végane dont la plupart des plats sont sans gluten. Tous d'excellente qualité et particulièrement savoureux. Parmi les musts, nous vous recommandons les plats contenant du fromage végane fait maison, constitué de noix de cajou.
Adresse: Rua Rodrigo da Fonseca 82a, Lisbonne
 




Superbe métropole à visiter (sa province est aussi remarquable), dotée d'une météo ensoleillée. Déguster des tapas en terrasse dans le vieux quartier et se rendre ensuite à la plage est un programme alléchant !

- Maoz
Fast-food sain, à prix super intéressant. Vous trouverez leurs fameux falafels. La formule regroupe trois falafels accompagnés de salade et de pain. L’avantage est que ce resto possède un grand buffet de légumes où l'on se sert à volonté. Le service est rapide.
Adresse:  Carrer de Ferran, 13



 

- Flax and Kale
Etablissement végétarien avec de nombreux plats véganes joliment présentés et goûteux. Les jus de fruits succulents sont faits maison. Vous pouvez aussi manger à l’étage, près d'un sympathique mini potager. Serveurs accueillants, plusieurs parlent français.
Adresse:  Carrer dels Tallers, 74b